Pour sa 15e édition, le concours vidéo de l’INRS demande aux apprentis et aux élèves de la voie professionnelle de filmer, en un peu plus de deux minutes, une démarche de prévention propre à leur futur métier. Les équipes ont jusqu’au 1er avril 2027 pour déposer leur film. Pour un atelier qui accueille des apprentis, c’est une bonne occasion de revoir sa propre prévention avec un regard neuf.
- Le concours « Santé et sécurité au travail : de l’école au travail » a été lancé le 6 octobre par l’INRS.
- Il s’adresse aux groupes d’élèves et d’apprentis, du CAP au BTS, encadrés par un responsable pédagogique.
- Vidéo de 1 minute à 2 minutes 15, dépôt avant le 1er avril 2027 à 19 h, remise des prix le 21 mai 2027 à Paris.
Plan de l'article
Que demande le concours de l’INRS ? #
L’Institut national de recherche et de sécurité organise ce concours depuis quinze ans. Selon le communiqué de lancement publié par l’INRS, il est placé sous le parrainage des ministères de l’Éducation nationale et de l’Agriculture, avec la Caisse centrale de la MSA comme partenaire depuis 2018.
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Le principe ne change pas : un groupe d’élèves ou d’apprentis tourne une vidéo qui montre comment supprimer ou réduire un risque de son secteur. Pas un film d’accident pour faire peur, mais une démarche concrète, montrée de bout en bout.
La participation est gratuite. Elle se fait en équipe, sous la responsabilité d’un enseignant ou d’un formateur, qui inscrit le projet en ligne et fournit les autorisations de droit à l’image. Les détails figurent dans le règlement 2026-2027, qui fixe notamment le poids maximal du fichier à 130 Mo.
Comment le jury choisit-il les lauréats ? #
Le jury réunit des représentants de l’INRS, des deux ministères, de la CCMSA et des Carsat et de la Cramif. Chaque année, il décerne quatre prix. L’équipe primée reçoit un prix collectif et chaque élève un prix individuel.
Trois critères comptent : la pertinence du message de prévention, la qualité de la réalisation et l’originalité du scénario. L’ordre n’est pas anodin. Une vidéo très bien filmée qui montre un mauvais geste ne passera pas.
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Qu’ont filmé les lauréats de l’an dernier ? #
Le palmarès de la 14e édition, publié en mai, montre la variété des métiers représentés. Près d’une centaine de vidéos avaient été proposées.
Le premier prix est revenu à des apprenties en BTS esthétique du lycée Boilly, dans l’académie de Lille. La classe de CAP peintre applicateur de revêtement du CFA Picardie, à Laon, a pris la deuxième place avec une série de saynètes : une situation dangereuse, puis sa solution.
Le troisième prix, « L’erreur d’une seconde », a été tourné par des élèves en agroéquipement et en aménagement paysager du lycée agricole de Courcelles-Chaussy, en Moselle. Le coup de cœur du jury, « Dernier décibel », traite d’un risque que l’on oublie vite : le bruit quotidien et répétitif auquel sont exposés les agents de propreté.
Pourquoi un atelier a-t-il intérêt à s’y associer ? #
Le concours vise les établissements, mais les apprentis passent une bonne partie de leur temps en entreprise. Leur sujet viendra souvent de ce qu’ils voient à l’atelier : une machine sans carter, un passage encombré, un geste répété des centaines de fois, une protection auditive qui reste dans le tiroir.
Accepter de servir de décor, ou simplement de répondre à leurs questions, oblige à regarder son poste de travail comme le ferait un nouvel arrivant. C’est souvent là que l’on repère ce que l’habitude a rendu invisible.
C’est aussi un moyen d’installer la prévention dans la transmission du métier. Un apprenti qui a dû expliquer face caméra pourquoi on consigne une machine avant d’intervenir retient la règle mieux qu’en signant une fiche d’accueil.
Quels risques d’atelier se prêtent bien à une vidéo ? #
Les sujets qui fonctionnent sont ceux où l’on peut montrer un avant et un après. Le rangement et les circulations en font partie : un câble qui traverse l’allée, des chutes de matière au sol, une palette mal placée.
Le bruit, comme l’a montré le coup de cœur de l’an dernier, est un autre bon terrain. On ne le voit pas, ce qui oblige justement à trouver une idée de mise en scène.
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Les machines et leurs protections, les produits stockés près d’un poste, le port de charges ou les postures sur un établi trop bas complètent la liste. À chaque fois, l’intérêt est de filmer la solution retenue dans l’atelier, et pas une consigne générale.
Pour s’inspirer, les vidéos primées des éditions précédentes sont en ligne sur la chaîne YouTube de l’INRS, et l’inscription se fait sur le site dédié au concours.
Questions fréquentes #
Une entreprise peut-elle inscrire elle-même ses apprentis ?
Non. L’inscription passe par l’établissement de formation, un lycée ou un CFA, avec un responsable pédagogique qui encadre l’équipe.
Quelle durée doit faire la vidéo ?
Entre 1 minute et 2 minutes 15 secondes, selon le communiqué de lancement de l’INRS.
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Quand les résultats seront-ils connus ?
Les équipes lauréates seront invitées à la remise des prix, prévue le 21 mai 2027 au siège de l’INRS à Paris.




