Nos guides Aménagement

Amiante : l’INRS et l’OPPBTP préparent un symposium international pour janvier 2027

L’INRS et l’OPPBTP organisent les 28 et 29 janvier 2027, à Paris, un symposium international consacré à la prévention du risque amiante. Le rendez-vous, annoncé le 4 novembre par PreventionBTP, marque les trente ans de l’interdiction de l’amiante en France. On peut le suivre gratuitement à distance.

En bref
  • Symposium les 28 et 29 janvier 2027 à Comet Bourse, Paris 2e.
  • Participation sur place à 300 € TTC, ou gratuite à distance sur inscription.
  • Au programme : santé, mesurage, réglementation et prévention concrète.
  • L’amiante cause chaque année 3 000 à 4 000 maladies professionnelles reconnues.

Pourquoi un symposium sur l’amiante en 2027 ? #

Interdit en France depuis 1997, l’amiante n’a pas disparu pour autant. Selon le site officiel du symposium, il reste présent dans de nombreux bâtiments, infrastructures et équipements, et demeure un problème majeur de santé au travail.

À lire Concours vidéo de l’INRS : les apprentis invités à filmer la prévention de leur futur métier

« Trente ans après son interdiction en France, l’amiante reste un enjeu majeur de santé au travail », résume Christine Deneuvillers, responsable du pôle Prévention de l’usure professionnelle et du risque chimique à l’OPPBTP, dans l’entretien publié par PreventionBTP. L’objectif est de croiser les connaissances scientifiques, les approches réglementaires et les pratiques de terrain de plusieurs pays.

Quel est le programme ? #

Les deux journées s’articulent autour de trois grands axes : les connaissances scientifiques et sanitaires, les politiques de gestion du risque en France et à l’étranger, et la prévention concrète sur le terrain.

Parmi les sujets annoncés : les effets sanitaires de l’amiante, les maladies professionnelles, l’identification et le mesurage des expositions, les réglementations de différents pays. Le volet opérationnel abordera l’amiante naturel, le démantèlement, le désamiantage, la gestion des déchets, l’aéraulique des chantiers et la protection respiratoire.

Les intervenants viendront notamment de l’Anses, de Santé publique France, du CNRS, du Bureau international du travail, de l’IRSST au Canada, de l’INAIL en Italie et de l’agence européenne EU-OSHA. Des représentants des entreprises et des travailleurs sont aussi attendus. Les conférences se tiendront en français et en anglais, avec traduction simultanée.

À lire KP1 condamné après deux accidents à Grigny : les leçons pour la sécurité d’un atelier

En quoi l’atelier est-il concerné ? #

Le symposium vise d’abord le BTP. Mais le risque ne s’arrête pas aux chantiers. L’INRS rappelle que l’amiante reste présent dans de nombreux bâtiments et équipements. Un atelier installé dans un local ancien, ou qui intervient sur du matériel ancien, peut donc y être confronté sans le savoir.

Le Code du travail distingue deux types d’activités. Les travaux de retrait et d’encapsulage relèvent de la « sous-section 3 ». Les interventions sur des matériaux ou appareils susceptibles de libérer des fibres relèvent de la « sous-section 4 ». C’est cette seconde catégorie qui concerne le plus souvent les équipes de maintenance : percer, découper, démonter un élément peut suffire à émettre des fibres.

Pourquoi ce risque reste-t-il sous-estimé ? #

Parce qu’il ne se voit pas. D’après l’INRS, les fibres d’amiante sont 400 à 500 fois moins épaisses qu’un cheveu et restent invisibles dans les poussières. Inhalées, elles peuvent se déposer au fond des poumons et provoquer plaques pleurales, cancers du poumon et de la plèvre, ou fibroses.

Ces maladies apparaissent souvent plusieurs années après le début de l’exposition. Certaines peuvent survenir après de faibles expositions, et leur répétition augmente la probabilité de tomber malade. L’amiante est responsable chaque année de 3 000 à 4 000 maladies reconnues comme liées au travail : c’est la deuxième cause de maladies professionnelles, selon l’INRS.

À lire Vol d’outillage à Golfech : comment protéger son atelier contre les cambrioleurs

Quels réflexes adopter à l’atelier ? #

Le premier réflexe est documentaire : avant toute intervention sur un local ou un équipement ancien, vérifier s’il existe un repérage de l’amiante et en tenir compte dans l’évaluation des risques. En cas de doute, on suspend l’intervention plutôt que de percer ou de poncer à l’aveugle.

Le second réflexe est la formation. Les interventions de sous-section 4 obéissent à des règles spécifiques du Code du travail, que l’INRS détaille dans ses dossiers. Le service de prévention et de santé au travail est l’interlocuteur naturel pour faire le point sur les postes exposés.

Enfin, le symposium lui-même est une ressource. Gratuit à distance, il permet à un responsable d’atelier ou à un préventeur de suivre l’état des connaissances sans se déplacer, et de poser ses questions en direct par le chat prévu pour les sessions.

Questions fréquentes #

Quand et où a lieu le symposium ?

Les 28 et 29 janvier 2027, à Comet Bourse, 35 rue Saint-Marc, à Paris.

À lire Conducteurs d’engins à l’atelier : ce que rappelle l’INRS sur le suivi médical et l’autorisation de conduite

Combien coûte la participation ?

300 € TTC sur place avec pauses et déjeuners. La participation à distance est gratuite, sur inscription obligatoire.

Qui peut s’inscrire ?

Chercheurs, préventeurs, services de prévention et de santé au travail, pouvoirs publics, entreprises, organisations professionnelles et donneurs d’ordre.

Industrie Atelier est édité de façon indépendante. Soutenez la rédaction en nous ajoutant dans vos favoris sur Google Actualités :

Dans la même rubrique : Prévention des risques

développeur React freelance · agence web en Seine-et-Marne